ENTRETIEN AUTOUR DU LIVRE :

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Comment vous est venue l’idée de ce livre?

Eh bien, pour tout dire, mes parents n’ont pas attendu que leurs enfants grandissent pour les emmener à l’aventure. Chine, Thaïlande, Tchad, Éthiopie… J’ai vite ressenti le besoin de répertorier tous mes souvenirs gustatifs. Par la suite, ils se sont transmis à travers plusieurs recueils de famille et dans un état d’esprit de joyeuse compétition. C’est donc pour prolonger cette démarche de partage que j’ai imaginé ce livre. J’aime l’idée que grâce à ces souvenirs, mes recettes fassent voyager ceux qui les préparent comme ceux qui les dégustent.

 

Qu’a t’il de plus qu’un autre livre de cuisine du monde?

Je suis une grande consommatrice de livres de cuisine. J’en possède… des centaines. Et si je n’avais pas à choisir entre en avoir plus, ou perdre mon amoureux, je les achèterais tous (rires). Mais je me suis rendu compte que si les ouvrages de cuisine du monde sont généralement très beaux, ils ne sont pas toujours très pratiques. Ou bien les résultats obtenus sont parfois décevants. J’ai donc conçu mon livre pour qu’il soit avant tout efficace et agréable.

 

Donc, vous vous placez du côté du lecteur?

Oui! Ma cuisine peut ne pas sembler très orthodoxe à certains, mais son résultat authentique fait pourtant l’unanimité. Au-delà des recettes, j’ai eu envie de faire part de ma philosophie de cuisine, basée sur la spontanéité, la créativité et la liberté. On pense souvent que réaliser des plats exotiques, acheter les bons ingrédients, c’est compliqué. Mais il ne suffit pourtant que de quelques bases pour pouvoir réaliser des choses impressionnantes, sans aucun stress et avec beaucoup de plaisir. Et c’est toujours chouette de pouvoir épater les copains (rires).

 

D’où le titre Happy World Food?

Exactement. Je ne m’imaginais pas un titre en anglais, mais je souhaitais un titre sans frontière, revendicatif. Ces trois mots résument à eux-seuls l’objectif de ce livre. La cuisine du monde est une cuisine vivante et chaleureuse, la préparer est un vrai bonheur.

 

Et concrètement, comment le livre s’organise-t-il?

Parallèlement aux recettes, je donne plein d’idées pour se les approprier, des conseils techniques, des suggestions de présentation et d’accompagnements, des indications sur la manière de s’équiper et de s’organiser. Le livre contient également une table de substitution qui indique quel ingrédient peut être remplacé par un autre lorsque l’on ne l’a pas sous la main. Il y a aussi des idées de menus, un lexique des produits et des techniques, mes bonnes adresses… Qu’ils soient débutants, connaisseurs ou confirmés, les lecteurs trouveront une manière exaltante d’améliorer leur niveau culinaire, tout en se sentant accompagnés et en prenant plaisir à cuisiner.

 

Au fait, pourquoi avoir choisi Maxime Schelstraete pour votre préface?

Maxime et moi avons en commun l’institution gastronomique qu’est la maison Méert à Lille. J’y ai travaillé lorsque j’avais à peine 20 ans pour gagner de quoi faire un grand voyage d’un an qui s’est avéré décisif dans l’ouverture au monde de mon palais. Et lui y officie aujourd’hui comme chef. C’est quelqu’un de brillant et de très sympathique. Il incarne parfaitement les valeurs de ce livre: l’ouverture, la curiosité, la simplicité. Bon, on va manger ?